Résumé : La compagnie des Indes ayant obtenu, par décision royale du 10 Octobre 1723, le monopole de la vente du café, fit intensifier la culture de cette denrée à Bourbon, la seule colonie qui la pratiquait déjà. L’île n’était alors peuplée que de 1202 colons blancs, servis par 1776 serviteurs noirs. C’était insuffisant, il fallait une main-d’œuvre beaucoup plus importante. On se décida à "quester" des esclaves à Madagascar, dans l’Inde et au Mozambique.
On introduisit ainsi, environ 200 000 esclaves noirs qui assureront la vie économique de l’île jusqu’en 1848, date de leur émancipation. Quels furent les conditions et le devenir des esclaves ? C’est ce que l’auteur se propose ici d’écrire, contribuant ainsi à mieux faire connaître un aspect demeuré mal connu de l’histoire de la Réunion.